Se lancer un défi, et réussir

Peu importe que les défis s’imposent à vous ou que vous choisissiez de les relever, il est tout naturel de rechercher le succès. Je ne vous écris pas pour vous servir par le détail la réussite de mon dernier défi, mais bien pour vous mettre sur une piste : celle de la victoire assurée.

Changer de perspective

« J’aime relever des défis. » Dans les CV, sur les réseaux, dans les conversations, j’en ai tellement soupé de cette absurdité.

Boucler un marathon. Passer au zéro déchet. Arrêter le tabac ou l’alcool. Consommer moins et local. Ecrire un livre.

Un défi, un vrai, ce n’est pas un petit trajet pendant lequel on s’endort devant le paysage qui défile. Cap’ ou pas cap’ : à quoi bon s’épuiser ? Restons chez nous, par les temps qui courent, et bâffrons-nous de chocolats en streaming.

Mais encore : combien de défis sans issue, ou sans même un début ?

Nommez-les. Tous, nous en avons pléthore sous le coude, de ces entreprises ratées, avortées, remisées aux calendes grecques. De ces élans ardents qui croupissent sous le canapé du salon, en attendant que le programme chocolats en streaming s’interrompe sous l’action inopinée d’une volonté de fer.

La peste soit des défis et de leur rhétorique de gagnants.

La peste soit de ceux qui soutiennent que seul le chemin compte et non le résultat, car ils ont raison.

En matière de défis, seul le chemin compte, pas le résultat.
Seul le chemin compte et non le résultat.
Crédits photo : Aleksandra Boguslawska via Unslpash.

Etablir une feuille de route

Et il est temps de conjurer la nausée qui nous vient à la lecture de ce lieu commun. Non pas parce que « tout est possible » quand on possède une organisation sans faille, de l’ardeur au travail, ou autres chimères positivistes. Non.

Voici ce que je sais du chemin.

Secret N°1 : Voir le chemin

Le chemin s’offre à vous quand les termes de votre défi se concrétisent sur le papier, sont gravés dans votre esprit, clamés à la face du monde. Vous regardez l’inachevé, l’infini, l’incertain.

Et ça fout les boules !

Tracez la route, posez les jalons, prévoyez de paisibles refuges. Et accordez-vous la latitude de changer votre plan.

Secret N°2 : Emprunter le chemin

La route sera pavée de questionnements, de doutes, d’interrogations sans fin, sans réponse et sans raison.

Inachevé, infini et incertain.

Si vous imaginez qu’il est possible d’avancer seul sur cette voie périlleuse, alors déchantez. Où croyez-vous aller sans un bâton, une boussole, un copilote ?

Secret N°3 : Au bout du chemin, repartir

Un défi n’est jamais manqué.

Il n’est raté que si l’on continue d’ignorer ce qui a conduit à l’échec, que si l’on est incapable de reconnaître les véritables raisons du succès, et de transformer l’essai.

Ouvrez l’œil sur ce qui est achevé, fini, certain. Les facilités comme les écueils. Célébrez vos victoires, répandez votre gratitude.

Et repartez.

Vous êtes encore là ?

Alors voici le secret N°0 qui découle du N°3.

Le goût de l’effort

Chaque chemin renforce votre flottabilité, même dans les courants contraires.
Crédits photo : Renan Brun via Unsplash.

La vocation première des défis est de vous révéler le bois dont vous êtes fait. Chaque chemin permet d’éprouver les fibres, les nœuds et l’écorce. Chaque chemin renforce votre flottabilité, même dans les courants contraires.

Un défi est une façon de braver nos croyances, de provoquer notre ignorance, d’attaquer nos certitudes.

En ces temps troubles où anticiper l’avenir est une gageure, le moindre échec vous ferait renoncer. Le moindre doute vous ferait abandonner. Et la simple contemplation de la route à parcourir vous pousserait à l’immobilisme.

Aujourd’hui, vous avez besoin plus que jamais de savoir « à quoi bon ». Ne soyez pas de ces gens qui « aiment les challenges« , mais plutôt de ceux qui veulent comprendre leurs échecs et leurs réussites, de ceux qui gambergent et repartent, peu importe l’heure de la prochaine marée.

Les questions à se poser sont souvent banales : Où vais-je ? Où suis-je ? D’où viens-je ?

Elles sont tellement simples que vous pouvez y répondre maintenant.

La peste soit des rhétoriques de gagnants

Plus important est de conserver mon élan

Dans l’action, sur le chemin, j’obtiens la confiance

Les questions sont les pavés vers la connaissance.

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